Bernadette Blondel nous transmet ce texte, revu de Alfred Gilder

 

C'est la crise :

Les problèmes des boulangers sont croissants...

que les bouchers veulent défendre leur beefsteak,

Les éleveurs de volailles se font plumer,

Les éleveurs de chiens sont aux abois,

Les pêcheurs haussent le ton !

Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont dans la merde,

tandis que les céréaliers sont sur la paille.

Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression

Les viticulteurs trinquent.

Heureusement, les électriciens résistent.

Mais certains plombiers prennent carrément la fuite.

Dans l’industrie automobile, les salariés débrayent,

Dans l'espoir que la direction fasse marche arrière.

Chez EDF, les syndicats sont sous tension,

Mais la direction ne semble pas au courant.

Les cheminots voudraient garder leur train de vie,

Mais la crise est arrivée sans crier gare,

Alors… les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour,

Et les carillonneurs ont le bourdon.

Pendant que les pédicures travaillent d’arrache-pied,

Les croupiers jouent le tout pour le tout,

Les dessinateurs font grise mine,

Les militaires partent en retraite,

Les imprimeurs dépriment,

Les météorologistes sont en dépression,

Les menuisiers sont payés avec des chèques en bois.

On raconte des salades aux épiciers.

Le salaire des coiffeurs frise le ridicule

. Pour les couvreurs c'est la tuile.

Les prostituées vivent une mauvaise passe et se retrouvent à la rue.

Amis, c'est vraiment une mauvaise passe.

Mais les banquiers perdent rarement au change…

Et du coup, pour Pâques, les gens seront sous cloche et resteront chez œufs !