Union des Ecrivains Vosgiens

09 avril 2020

LOTERIE INFERNALE

Ce témoigage très partagé sur Face Book d'un des soigants applaudis chaque soir
Baptiste Beaulieu

Venir, lire la litanie de personnes endeuillées, avoir peur en partant au boulot, avoir l’impression d’être une boule qui tourne avec d’autres boules dans une loterie infernale où personne ne veut être choisi.
Je n’ai plus d’ongles, je me les ronge au sang.
Parce que y a un truc qu’ils ne vous disent pas avec leur narratif à la con autour de l’héroïsme des soignants etc : tu te chies dessus. J’ai jamais eu aussi mal au ventre de ma vie. Et j’ai peur. Et j’ai envie de pleurer. Alors allez bien vous faire cuire le cul avec votre propagande héroïque de mes couilles.
On se sacrifie pas, on est sacrifié. Par des politiques libérales inhumaines. Qui vont refaire l’Histoire après.
J’ai mal au ventre je suis déprimé et j’ai peur.
Je suis dégoûté. Et j’ai la haine contre celles et ceux derrière leurs ordis qui sont déjà en train de refaire l’histoire. « Oui mais non, mais le gouvernement fait du mieux qu’il peut, et bla-bla-bla »
Y a littéralement des soignants qui portent des sacs poubelles en guise de blouse, ou la police qui réquisitionne des voiles d’hivernage pour confectionner des blouses de fortune, mais non ! Y a Jean-Thierry Macronie qui sait, lui ! Il n’a pas foutu un pied à l’hosto depuis la crise mais il est là, lui, toujours prêt pour faire la retape de ce gouvernement qui matraquait les soignants manifestants y a même pas trois mois...
Petit planqué repu de lui-même et de ses consanguinités sociales.
J’ai envie de chier et pleurer tout le temps.
Héros mon cul.
Je pense à ce medecin en EHPAD au bord des larmes, qui est aussi mon ami. Il a reçu des instructions détaillant des protocoles de sédations terminales pour ses patients. Le problème ce n’est pas la sédation, c’est très bien d’accompagner les gens jusqu’au bout. Le problème c’est d’accompagner un patient qui -tout âgé qu’il est- aurait quand même eu droit en « temps normal » à une tentative de réanimation. Et ça meurt seul en EHPAD sans sa famille. Et c’est enterré seul.
J’ai envie de chier et pleurer tout le temps.
Héros mon cul.
(le plus dramatiquement drôle dans cette histoire ? Les instructions que mon pote a reçu pour les sédation terminale utilisent des médicaments qui ne sont plus sur le marché depuis cinq ans, et vive la France !)
En nous traitant en héros ils nous confisquent le droit d’avoir peur, et nous renvoient au silence.
Un héros ne dit pas qu’il a peur.
Il ne dit pas qu’il se chie dessus.
Il ne dit pas qu’il préférerait une blouse/masque plutôt que des louanges grotesques.
Héroïser c’est silencer.

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08 avril 2020

ODILE KENNEL 8 AVRIL.. Il est des gouffres clairs que tous croient impossibles.

Odile Kennel

 

C’est au moment précis où il s’est cru enfin hors d’atteinte – ou presque – que l’ultime épreuve l’attendait. Un dernier effort, assurer sa prise, pousser sur les jambes, orteils crispés sur un relief infime de la paroi, tirer sur les biceps tétanisés, sur les doigts et les ongles qui ripent sur la roche friable du sommet. Et soudain découvrir en face de lui un sombre gouffre où s’allument des yeux rouges.
Ils (qu’entend-il par « ils » ?) ne pourront pas le suivre jusqu’ici. Avec un peu de chance. Pourtant, il sait, il a toujours su les cavernes peuplées de monstres ataviques ou de mythes incarnés. Jamais il n’a pu comprendre ceux qui se noient dans les faux-semblants, ceux qui s’effraient de reflets dans le noir. Pas plus que ceux qui croient que la pleine lumière cache davantage d’horreurs encore, qu’il faut fuir à tout prix.
Il est des gouffres clairs que tous croient impossibles.
Malheureusement pour lui, il n’a jamais pu choisir son camp, puisqu’il n’y a pas – officiellement –, de troisième voie. Voilà qu’il se prend pour un dieu du crépuscule, à présent !
Et si c’était lui le monstre qu’il croyait fuir ? Dans quel camp la peur, dans quel œil ? Qui lâchera le premier ? Lui ou lui ? C’est illusoire de vouloir prendre pied sur le chemin de ronde pour jouer les sentinelles. Aléatoire et très éphémère, aussi, en admettant que quelqu’un y soit un jour parvenu. Écrire, se dit-il, c’est se retrouver entre deux monstres, entre deux mondes dans cette périlleuse position qu’il faut tenir, surtout si elle est intenable. Mais ça vaut tout de même mieux que d’arriver dans un monde où il ne sait pas où sont les tigres.

 A suivre...

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HAIKUS DE LA CINQUIEME SAISON ( III )

HAIKUS DE LA CINQUIEME SAISON 
Gestes barrières,
Barricades sans pavés
Révolutionnaires
Marie Pascale Gaudé
(c'est un nouveau celui-là)... j'ai réfléchi je pense qu'il vaut mieux les distiller un à un, un seul par jour.
un haïku c'est un poème à lui-seul.)
 
Donc....
Avant d'autres textes , voir le nouveau site de Marie Pascale . 

 

 
https://www.mariepascale.fr/

 

 il y a de la lecture là dedans! par exemple :
"Voyagez au cœur de l'Australie Aborigène avec Uluru Full Moon, embarquez pour l'Île de La Réunion à bord de  L'Odyssée Fantasmatique, aérez vos journées confinées avec les idées créatives de la page spéciale Covid 19 sur le site de Marie-Pascale Gaudé, qui s'associe aux praticiens bénévoles d'éduc'ortho pour proposer ses services d'accompagnement en temps de crise.
Marie-Pascale Gaudé (1)

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EDHISTO

EDHISTO

58 rue de la République                                                                           Senones, le 08 avril 2020

88 210 SENONES

Tel : 03.72.58.01.14

Fax : 09.79.94.51.88

Adresse courriel : yann.prouillet@edhisto.eu

Site Internet : www.edhisto.eu

 

 

Mademoiselle, madame, monsieur, chers lecteurs

Avec l’invisible sale bébête, les manifestations littéraires dans lesquelles Edhisto et ses auteurs auraient eu plaisir à vous rencontrer ont vous le savez toutes été annulées : nous citons feus Le Salon du Livre de Paris, premier mort au champ culturel d’honneur, les Journées d’Histoire Régionales (reportées à la rentrée), les Imaginales, etc… Pour les petites maisons d’édition indépendante, les manifestations littéraires sont non seulement l’occasion de faire connaître leurs livres, leurs auteurs, mais aussi celle de faire des ventes, qui, nous pensons que vous vous en doutez bien, ne sont pas pour Edhisto un revenu vivrier mais tout juste la possibilité de pouvoir tenter de donner vie au livre suivant dans le catalogue. Dès lors, la sclérose économique générale actuelle a ralenti le planning et le confinement a obéré la possibilité de faire connaître l’existence des livres soit directement, soit par l’intermédiaire de nos partenaires libraires et diffuseurs. Néanmoins, il faut bien payer les impôts et les factures…

La présente lettre a donc pour objet de dire qu’Edhisto essaie de maintenir le cap et de survivre dans la tempête économico-sanitaire, et secondairement que l’érémitisme forcé a au moins le bénéfice de permettre de travailler d’arrache-pied à une rentrée qui finira bien par arriver.

Aussi, vous trouverez dans un volumineux ensemble de pièce jointes ( note : non jointes ici ce jour, mais que nous diffuserons ensuite ) une sélection de nouveaux ouvrages en diffusion, nés de partenariats constructifs qui permettent à divers organismes culturels partenaires et amis d’étendre leur aire de diffusion. Nous espérons que ces ouvrages aiguiseront votre curiosité et répondront peut-être à une érosion certaine de vos lectures en ce début de 4ème semaine de « consigne au cantonnement ! ». Aussi, nous comptons sur vous pour les découvrir et communiquer sur ces ouvrages auprès des vôtres et sur les réseaux sociaux. Si vous souhaitez obtenir les dossiers de presse correspondant à ces flyers, ils se tiennent à votre disposition sur simple message.

Au sortir de cette « guerre », l’avènement de l’ère du numérique aura pris toute sa signification ; aussi nous vous rappelons qu’il est facile de commander vos nourritures de l’esprit, toutes aussi importantes que celles de l’estomac, et de découvrir le travail d’Edhisto et de ses partenaires par sa boutique en ligne sur www.edhisto.eu. Rien de plus simple que de commander, d’être livré à la maison et ainsi de voyager par les mots et l’esprit, voire de continuer à travailler, en ces temps difficiles.

Ainsi, confinés, nous vous proposons toutefois un voyage dans les deux versants du Massif des Vosges, le lorrain et l’alsacien, dans les vallées de Munster, la Petite et la Grande, du Rabodeau et de la Plaine… D’ores et déjà, nous vous souhaitons de bonnes promenades immobiles.

NB1 : Tous les ouvrages en diffusion ponctuelle, dont certains seront rapidement épuisés, ne rentreront pas au catalogue numérique de la boutique d’Edhisto. Nous vous donnons donc l’astuce si vous souhaitez les commander et les régler par le biais de la boutique en ligne (sécurisée bien sûr) https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/, même s’il(s) ne figure(nt) pas dans le catalogue en ligne : vous pouvez sélectionner un ou des livres de même valeur globale, le/s régler en ligne, et ne pas omettre de mettre dans la partie message (ou de nous faire un petit message en parallèle sur yann.prouillet@edhisto.eu) le ou les titres souhaités.

NB2 : Vous aurez noté hélas l’adjonction pour un certain nombre de titres en diffusion, nouveaux ou pas, de frais de port. Nous les avons limités la plupart du temps à 5 € (contre près de 8 € effectifs aujourd’hui) pour continuer de tenter de ne pas rendre la culture prohibitive. Nous en sommes les premiers désolés et ne sommes pas optimistes sur ce poste en augmentation exponentielle pour l’avenir. Par ailleurs, étant donné les restrictions d’ouvertures des bureaux de Poste et de possibles problèmes de réachalandement, nous vous informons que d’éventuels délais d’acheminement seront à prévoir. Nous espérons que vous ne nous en tiendrez pas rigueur.

En attendant cette rentrée littéraire que nous appelons comme vous de nos vœux, nous avons le plaisir de vous informer que, dès que cela sera possible, espérons-même pour juin, le catalogue d’Edhisto s’enorgueillira d’une prochaine parution, un nouvel hyper-témoignage (635 pages !) dont voici titre et auteure…

 

Vous serez, vous le savez, les premiers au courant des détails à venir, et tout comme vous nous l’espérons bientôt…

NB3 : Le déménagement du siège d’Edhisto de Moyenmoutier à Senones a entraîné la disparition de l’adresse yann.prouillet@wanadoo.fr. Merci de la supprimer de vos éventuels carnets d’adresse et de nous réadresser à l’adresse yann.prouillet@edhisto.eu les éventuels courriels que vous nous auriez envoyés et qui seraient à ce jour restés sans réponse de notre part.

En attendant, en espérant vos commandes, prenez soin de vous et de vos proches.

 

Vous pouvez si vous le souhaitez, et nous nous l’espérons,  router le présent message à vos contacts.

 

Toute personne qui ne souhaite plus recevoir la présente lettre d'information peut envoyer un message à :

yann.prouillet@edhisto.eu de même que toute personne qui souhaite recevoir la présente lettre.

 

Pour demander une précision complémentaire sur les informations diffusées, n'hésitez pas à nous écrire... 

 

Dans l'espoir que cette initiative continue de répondre à votre intérêt, nous vous remercions pour votre attention et votre indéfectible soutien.

 

Pour EDHISTO,

Yann Prouillet

 

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CONCERT QUOTIDIEN DU TROUBADOUR

 

Bonjour à tous, mes ami.es, cher public...
En ce temps de confinement qui peut laisser place à tant de choses, j'ai décidé d'offrir, dans les limites de ma compétence et si la bande passante le permet, une récréation quotidienne d'un petit quart d'heure de musique (enfin je l'espère !) en direct de ma roulotte atelier...
Je vous donne donc rendez-vous chaque jour que durera notre mise à demeure, de 18h30 à 18h45 pour un petit partage sans prétention mais qui j'espère saura vous toucher

 

www.icaris.org

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07 avril 2020

GILLES LAPORTE : J'AI REVE...

 

Poème de confinement (en attendant le prochain dessin ou la prochaine peinture...). Pour tenter de se ventiler la boîte crânienne et le cœur... à lire sur mon blog "Laporteplume", tout simplement. http://www.gilleslaporte.blogspot.com.
Bonne lecture. Prenez grand soin de vous. Amitié et bises.
#poème #confinement #laporteplume (texte et image copy GL/Sacem)
Je m'aperçois que les liens ne fonctionnent pas correctement... alors, voici ce poème (que l'on peut partager) : chose faite sur ce blog , Gilles ...

 

J'ai rêvé

J’ai rêvé d’une étoile,
Dans la nuit ténébreuse illuminée d’amour
J’ai fait un rêve ailé…
Plume emportée au loin,
Comme Icare endormi aux rives du soleil.
Un rêve de Lumière !
Où la force des uns, d’arrogance lavée,
Servait l’autre affaibli par l’âpre du chemin.
J’ai rêvé d’une étoile…
J’ai rêvé !

Je rêve d’un espace
Encore à inventer,
Où l’humain de sa trace
Signera la Beauté.

J’ai rêvé d’une toile
Qu’un ébloui du cœur a peinte au bleu de Prusse,
D’or et de nuit profonde,
Et de terre et de ciel
Comme un Maître Rousseau lové dans le sommeil.
Un rêve d’herbe verte,
Où la tâche des uns, de poisons dépouillée,
Nourrissait l’autre enfin de lait pur et de blé.
J’ai rêvé d’une toile…
J’ai rêvé !

Je rêve d’un espace
Immense, illimité
Où passe l’humain, passe,
Transparent, effacé !

J’ai rêvé d’une voile
Sur des flots outremer décorés de dentelles,
De vent frais et d’embruns,
De libres goémons,
Comme un vaisseau d’hier naviguant vers l’éveil.
Le rêve d’un matin…
Que la houle de vie et le dauphin rusé
Portaient loin des rejets de villes ensablées.
J’ai rêvé d’une voile…
J’ai rêvé !

Je rêve d’un espace
Aujourd’hui à créer
Où l’humain de sa force
Aura fait… la Bonté !

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LA LUNE ROSE...

Ce mercredi 7 avril 2020,première  pleine lune après l équinoxe  de PRINTEMPS! Elle est appelée  LUNE ROSE en référence à  certaines fleurs ,en particulier le Phlox. Cette pleine lune avec laquelle on peut prendre rendez-vous  dès  18: 30 jusqu'à  4 :00 du matin ne sera pas rose mais plutôt  ROUGE ORANGÉ. On ne peut pas la rater,elle ne sera qu à  357 000 kms de notre belle BLEUE!Elle sera donc encore plus lumineuse  qu à  l accoutumée! 


Lune à  son Périgée  et Nous ,Potes Pierrots suspendus à  sa présence immuable et rassurante  qui rendra nos  mots  encore  plus lumineux  enveloppés  dans la  nuit  et le jour qu offrira    sa lumière de lune pleine.
Je vous propose des moments d ecriture d AVRIL  sans obligation  aucune ,bien évidemment.  

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* MOMENT  numéro 1: le titre de mon film
Le nom LUNE précédé d un adjectif, suivi d un complément  de temps ,de lieu ,de manière. 
Ce début de phrase à  compléter de la façon la plus courte ou la plus longue suivant vos envies.  Afin  que cette phrase courte ou longue devienne titre d un FILM  dont vous seriez  le metteur en scène dès la fin du bonfinement. 
*MOMENT  numéro  2  : A chacun son clair de lune
"Au clair de la lune ,mon ami Pierrot !"
Que les paroles de cette chanson vous ramènent à  votre enfance ou que vous en découvriez son sens plus caché,voici 3 propositions :
-La copier 10 fois 
_La transformer 
_Ou tout simplement  remplacer le U par un I,ou le I par un U
* MOMENT  numéro  3 
La lune est  particulièrement    belle  ce soir...
A  chacun  de poursuivre par : c est un temps de lune de miel
ou : c est un temps de lune de fiel
ou : c est un temps à  décrocher la lune
ou : c est un temps à  ne plus être con comme la lune
ou : c est un temps de confiné  mais pas de con fini
* MOMENT  numéro  4 
Dialogue de mal entendants
"Voilà  des siècles  que  nous  sommes  voisines et je ne t ai jamais adressé  la parole,tellement pris par mes affaires.."
Vous appuyant sur ces mots de Giacomo *LEOPARDI,initiez un dialogue entre deux  êtres, animaux ou choses . L  un comme l autre vivant dans le même  univers mais barricadé sur son "quant à  lui."
S attacher à  l ecoute ou à  la non écoute de chacun d eux pour l autre ...
Monologue de  Sourds  ou  dialogue de Bonentendants
(  *Leopardi considéré comme le 2 e grand écrivain italien après Dante Alighieri)
*MOMENT  numéro 5   SONS 
Musiques et mots  
Tout un univers
Le son...
des corps célestes
INVENTAIRE D UNE NUIT DE LUNE ROSE
Un maximum  de sons à  noter,à  rêver, à  faire revenir ,à  sublimer  ,à  taire ou à hurler( s aider de Prevert ou des écrits  japonais : notes  de chevet dont nous avons parlé au cours de 3 ateliers  de Fresse sur Moselle.)
 * MOMENT  numéro  6
L heure exquise de Paul Verlaine à  lire ,à  relire ,à  copier,à  recopier 10 fois ,100 fois par plaisir  ,pour s endormir au clair de lune ,amis Pierrots!
Rappel: écrire comme aimer ne se conjuguent  jamais à  l impératif 
Ces propositions ne sont que des propositions 
A faire partager si bon vous semble 
Je vous embrasse 
Maggy
"Marguerite Louis" <marglouis2@gmail.com>

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MARIE PASCALE GAUDE HAIKUS DU 5è JOUR II

 

 

Surprise! en effet

L’ouvrage poli, très sage,

Mitraille le Vivant

 

Mouvement dans l’air

Une goutte d’eau sur le front

Fait trombe de pluie

 

Étrange silence,

Tintamarre du confinement.

S’inventer en soi

 

Au milieu des bois

Je respire moins bien qu’hier

Dit l’arbre aux abois

 

Volupté des songes

Quand éphémères et fugaces

Ils sont attrapés

 

Sans fatigue ni soif

Je marche dans le désert.

Au lit ! Sans amant

 

Forgeron sans fers

Ferraille l’ordinaire

Au feu des entrailles

 

A suivre...

Marie-Pascale Gaudé (1)

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LE JE DEVIENT NOUS

GERALD AMMAN NOUS TRANSMET LE TEXTE D'UN AMI
Imperceptiblement, le Je devient Nous et nous réapprenons
à conjuguer le verbe être au présent.
Je suis confiné
Tu es confiné
Il est confiné
Nous sommes confinés
Vous êtes confinés
Ils sont en train de nous sauver…
Tandis que la planète tousse et se calfeutre, ils avancent
souvent désarmés, face à un ennemi invisible et sournois.
Jour après jour, ils se donnent sans compter, au péril de
leur propre santé.
Ils sont les jardiniers de notre printemps endeuillé et vont
nous permettre de refleurir pour que la vie nous enchante 
à nouveau.
Alors, lorsque les masques seront tombés et que nous 
pourrons à nouveau nous embrasser, il ne faudra pas les oublier.
Merci à vous, magnifiques anonymes qui nous avez redonné vie

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C'EST LA CRISE !

Bernadette Blondel nous transmet ce texte, revu de Alfred Gilder

 

C'est la crise :

Les problèmes des boulangers sont croissants...

que les bouchers veulent défendre leur beefsteak,

Les éleveurs de volailles se font plumer,

Les éleveurs de chiens sont aux abois,

Les pêcheurs haussent le ton !

Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont dans la merde,

tandis que les céréaliers sont sur la paille.

Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression

Les viticulteurs trinquent.

Heureusement, les électriciens résistent.

Mais certains plombiers prennent carrément la fuite.

Dans l’industrie automobile, les salariés débrayent,

Dans l'espoir que la direction fasse marche arrière.

Chez EDF, les syndicats sont sous tension,

Mais la direction ne semble pas au courant.

Les cheminots voudraient garder leur train de vie,

Mais la crise est arrivée sans crier gare,

Alors… les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour,

Et les carillonneurs ont le bourdon.

Pendant que les pédicures travaillent d’arrache-pied,

Les croupiers jouent le tout pour le tout,

Les dessinateurs font grise mine,

Les militaires partent en retraite,

Les imprimeurs dépriment,

Les météorologistes sont en dépression,

Les menuisiers sont payés avec des chèques en bois.

On raconte des salades aux épiciers.

Le salaire des coiffeurs frise le ridicule

. Pour les couvreurs c'est la tuile.

Les prostituées vivent une mauvaise passe et se retrouvent à la rue.

Amis, c'est vraiment une mauvaise passe.

Mais les banquiers perdent rarement au change…

Et du coup, pour Pâques, les gens seront sous cloche et resteront chez œufs !

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