Union des Ecrivains Vosgiens

03 juin 2020

SIMON DELETANG UNE PETITE FORME A LA FIN DE L'ETE A BUSSANG

hottello

CRITIQUES DE THÉÂTRE PAR VÉRONIQUE HOTTE

Entretien avec Simon Delétang, directeur du Théâtre du Peuple-Maurice Pottecher à Bussang.

 

Entretien avec Simon Delétang, directeur du Théâtre du Peuple-Maurice Pottecher

18070612232124201315795023

Crédit photo : Jean-Louis Ferandez.

Lors de la pandémie qui a secoué la France et tant d’autres pays, blessant fort le Grand-Est, le Conseil d’Administration du Théâtre du Peuple-Maurice Pottecher a décidé, en concertation avec son directeur Simon Delétang et avec François Rancillac, le directeur de l’Association du Théâtre, et bien sûr avec les partenaires publics qui sont les soutiens du Théâtre, d’annuler la saison d’été 2020.

La saison 2020, considérée comme une saison « blanche » pour Simon Delétang, fait que son mandat 2018-2021 est prolongé d’une année, afin que se réalisent les quatre spectacles d’été attendus par un directeur mandaté du Théâtre du Peuple.

Le programme initialement prévu pour cet été (Hamlet de Shakespeare et Hamlet-Machine de Heiner Müller)  est reporté à l’été 2022, l’été 2021 étant déjà programmé.

 

Cet été ?

Entretien avec Simon Delétang :

 L’annulation et le report de l’ensemble du programme d’été se sont  imposés.

 voir article complet  Lien 

Simon_Del_tang

 S. D: Nous aimerions présenter, avant la fin de l’été, une petite forme d’une demi-heure sur le site du Théâtre de Bussang pour les spectateurs de la région. C’est une façon de rouvrir le théâtre, avant la fin de l’été, dans un rapport inversé, puisque les spectateurs seraient assis à l’extérieur, dans la forêt vosgienne – à l’intérieur même du paysage, le fameux fond de scène que le public habituel de la grande salle admire de tous ses yeux depuis son siège de spectateur. Les spectateurs assis dans la verdure naturelle et la fraîcheur des arbres feuillus verraient, du coup, depuis ces hauteurs boisées, la scène intérieure de théâtre – le lointain, le plateau, les sièges …

Nous ne formulons pour l’instant que des hypothèses en fonction des contraintes sanitaires strictes, puisque ne seraient concernées qu’une trentaine de personnes.

.......

En quoi consistera la création du programme d’été de Bussang 2021 ?

 S. D. : Je fais un spectacle avec les élèves qui sortent en 2021 de l’Ensatt, – l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de Lyon -, l’événement même qui a décalé de fait l’ensemble du programme 2020 à 2022. J’adapte pour la scène le roman de Nicolas Mathieu – prix Goncourt 2018 -, Leurs enfants après eux. L’auteur qui vit à Nancy est par ailleurs un spectateur fidèle des étés à Bussang. L’action de son roman se situe en Lorraine, du côté des Hauts-Fourneaux plutôt que de Bussang, ce récit politique entre en résonance non seulement avec la région mais universellement. J’ai  le même âge que l’auteur, la même enfance et adolescence.

Le spectacle qui se fera avec quatorze jeunes artistes aura trait à la jeunesse. En 1992, les hauts fourneaux ne brûlent plus depuis longtemps : une vallée de petites villes – zones pavillonnaires et ZAC bétonnées – et une époque rendent l’âme tandis que la jeunesse qui se sent dessaisie doit trouver sa voie à elle. Fêtes foraines, travailleurs et travailleuses usés avant l’heure, sentiment du déclin, décence et raGE ;

2022 ;

 

VOIR LIEN / Simon_Del_tang

Posté par Vincent Decombis à 21:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


EDMOND BAUDOIN / DANSER L'INVISIBLE

EN CE MOMENT SUR fFRANCE CULTURE;....OU EN PODCAST

 

Pour la parution ce jour de son ouvrage "Le corps collectif", aux éditions Gallimard BD, l'auteur nous parle du vivant et de la mort, de dessiner debout, de libérer la main dans le dessin, de tordre le cou aux habitus, et de l'Histoire qui traverse les corps.

"Corps collectifs: danser l'invisible""Corps collectifs: danser l'invisible" Crédits : @Edmond Baudoin/ Gallimard

Le dessinateur assiste aux répétitions d'un groupe de performance : le Corps collectif. Son but est de dessiner le corps en mouvement et de recueillir les témoignages des danseurs, comme celui de Nadia pour qui danser est devenu un acte de résistance depuis les attentats de Charlie Hebdo.

"Corps collectifs: dessiner l'invisible"Corps collectifs: dessiner l'invisible Crédits : @Edmond baudoin/ Gallimard

Tout est lié, dessiner, peindre, faire des livres, marcher, aimer aussi, physiquement et avec la tête. La tête et le corps ne font qu’un, et sans l’amour il n’y a pas tout le reste. On a du mal à donner ce que nous sommes, si on n’arrive pas à aimer et à être aimer. 

Dessiner, faire des livres, c’est laisser une trace et dire je suis vivant, les deux sont liés : la trace et l’instant.

La danse contemporaine m’a ouvert toutes les portes. J’avais besoin de comprendre ce qu’un trait était sur du papier, mais avec la danse j’ai compris ce qu’un geste était dans l’espace. Le geste dans l’espace et le trait sur le papier, ce n’est pas la même chose, mais ils ont quand même un rapport très net. 

Je dessine debout, je suis toujours en mouvement même devant ma feuille de papier, même pour dessiner des cases très petites, il faut que je sente la totalité de mon corps. Le rapport au corps a toujours été très important pour moi, et en découvrant la danse, j’ai découvert que je pouvais marier les deux : le corps et le trait.

Ces danseurs m’ont montré comment mettre en petit, sur des carnets, ce qui est immense, ce qui n’entre pas dans la page, l’immensité de ce qu’il y a à l’intérieur d’une personne.

Archives

David Sire, émission « Les nouvelles vagues », France Culture, 2016

Luz, émission « Paso Doble », France Culture, 2017

Marc Tompkins, émission « Affinités électives », France Culture, 2004

Fabienne Verdier, émission « Par les temps qui courent », France Culture, 2017

Extrait

Edmond, un portrait de Baudoin, film réalisé par Laetitia Carton , 2014

Références musicales

Joanna Newson , Easy

Kat OnomaLa chambre

Posté par Vincent Decombis à 21:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

BERANGERE COURNUT : LES INUIT , LIBERTE DE L'IMAGINAIRE

  • A 21 H JEUDI 4 JUIN SUR FRANCE CULTURE,...OU EN PODCAST...
Bérengère CournutBérengère Cournut Crédits : Le Tripode, 2019
LE 04/06/2020

Bérengère Cournut :"Avec la culture inuit, j'ai retrouvé une liberté de l'imaginaire"

À retrouver dans l'émission
PAR LES TEMPS QUI COURENT par Marie Richeux

Posté par Vincent Decombis à 20:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

FREDERIC PARAY : MA TERRE PROMISE,LES VOSGES §

Avoir le cœur léger et les yeux bien plus hauts,
S’approcher du soleil, le tenir dans ses mains,
Respirer l’herbe douce en murmurant ces mots :
« Ici, je suis chez moi, ma région, mon levain ! »
C’est vrai, je ne suis pas un gars d’ici, du cru,
Je suis né au pays des terrils, des corons,
Mais mon âme a changé dés que je les ai vues.
Mes montagnes, mes rivières, mes sapins, mes vallons.
Tous ces petits sentiers qui ne mènent à rien,
Entre une fourmilière et de vieilles racines,
Et qui, soudain, dévoilent, d’un regard aérien,
L’immensité profonde, naturelle, cristalline.
Ô, bien sûr, je le sais, chacun a sa région,
Son matelas de charme où le cœur se sent bien.
Je ne veux convertir nul en ma religion
Mais vous donne la mienne : je ne suis que vosgien.
J’aimerai tant vous dire à quel point la jonquille
Illumine les près d’un printemps salvateur,
Quand le vent chatouilleux fait vibrer les aiguilles :
Un rendez-vous parfait entre vie et bonheur.
Et pourtant, cette terre a souffert, elle aussi,
Quand la guerre des hommes, bêtise universelle,
Est venue, en son sein, ruiner de jeunes vies.
Elle en a vue passer, des cortèges mortels !
Il t’a fallu fermer beaucoup de cicatrices,
Entre sols nitratés et des pluies trop acides.
Mais tu t’es relevé, tel un bel édifice.
Tu as revu le jour hors de ta chrysalide.
Je ne suis point poète, je ne suis point auteur,
Je ne cherche par-là ni renom, ni éloge,
Ce n’est qu’un texte offert par un vieil amateur
A ma terre promise, à ma maison : Mes Vosges.

Posté par Vincent Decombis à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

CHRISTOPHER DURAND : DES RENCONTRES ET DES RETROUVAILLES !

christopher Durand

Posté par Vincent Decombis à 17:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


ORGIE ROUTIERE AU BALLON D'ALSACE

Ballon route

Posté par Vincent Decombis à 17:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

PENSEE SAUVAGE !

Penseé sauvage

Posté par Vincent Decombis à 17:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

EMELINE POIROT ET SON GROUPE POESIE

Emeline Poirot

Quand je regarde dans tes yeux
je traverse la ville
dans le cœur
c'est comme une fenêtre
sur le monde
se laisse emportés
Dans
les nuages se poser
sur chemin de lumières
éclairé au fond de la nuit
c'est la musique se laisser emporter dans les étoiles
se met sur ta main
Se donne la force de la nature
c'est voir dans le miroir
et se voir comment rideaux de pluie
Emeline a créé un groue poésie, à rejoindre sur Face Book, et s'y exprime souvent en direct 

Posté par Vincent Decombis à 17:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

BERGSON : L'ARTISTE FAIT UN AVEC LE MONDE, DANSE AVEC LUI

BERGSON : L'ARTISTE FAIT UN AVEC LE MONDE, DANSE AVEC LUI

 

Ce que le philosophe , qui décortique, divise donc,analyse, mais aussi synthétise ensuite, ne peut seul

 

En ce moment sur France Culture ...Mais rediffusion à 22 h !

Henri Bergson
LE 03/06/2020
Épisode 3 : 

Qu’est-ce que le moment présent ?

À retrouver dans l'émission
LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth

Posté par Vincent Decombis à 10:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

CHARLIE HEBDO: STOP COVID, DANGER POUR NOS LIBERTES

 

ACTUALITÉ

« Stop Covid est un danger pour nos libertés »

LAURE DAUSSY · 

Le Covid-19 va-t-il nous faire basculer vers une société de surveillance ? Bernard E. Harcourt, professeur de droit à Columbia University et directeur d’études à l’EHESS nous alerte notamment sur les risques de l’application Stop Covid. Il avait publié en janvier dernier un ouvrage intitulé « La société d’exposition », (Ed Seuil), dans lequel il montrait de manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir d’exhibition et de mise en avant de soi.

EXCLU WEB

Pendant le confinement, on a l’impression que la « société d’exposition » que vous évoquez dans votre livre est encore plus présente, on se met encore plus en avant sur les réseaux sociaux, à défaut d’être en relation avec des personnes. Comment l’expliquer ?

En ce moment, on déplace en effet notre vie et tout le sens du monde et de notre être vers le numérique. Pour se projeter dans le monde, nous n’avons que l’outil numérique. Le danger, c’est qu’à chaque étape on se lance de plus en plus dans un monde numérisé et on prend des habitudes qui sont inquiétantes, car tout se passe de manière extrêmement rapide, ce qui nous empêche de nous poser des questions. L’application Stop Covid est une illustration parfaite du risque de dérives.

Pourquoi l’application Stop Covid serait-elle une dérive ?

D’un premier abord, cela semble une idée brillante, retracer tous nos contacts pour arrêter la transmission du virus, pourquoi s’y opposer ? Sauf que les Gafa nous ont déjà montré que leur objectif est de faire du commerce à partir de nos données personnelles et les États de leur côté veulent nous surveiller à partir de ces mêmes données, donc il n’y a aucune raison de leur faire confiance. Se souvient-on de ce qu’a révélé Edward Snowden, avec les programmes de surveillance de masse mis en place par la NSA ?

Est-ce que vraiment, il y aurait une volonté de renseignements de la part de l’État ? Il y a des gardes fous, avec plusieurs lois qui protègent nos données personnelles.

Il ne faut pas imaginer Google et Apple qui se rencontrent pour se dire : on va faire Stop Covid pour avoir plus de données. Ce n’est pas comme ça que ça marche, ce serait trop facile. Mais le business modèle des Gafa est bel et bien d’utiliser nos données, dans un objectif marketing. Quant à l’État, pas besoin de régime dictatorial : la NSA parvenait à capter toutes nos données, que ce soit sur Yahoo, Apple, Gmail, Skype, YouTube, y compris nos propres mails, et nos conversations téléphoniques. La logique des services de renseignement est de capter toutes nos données, c’est la ressource la plus importante pour eux. Ce que le numérique a rendu possible, c’est la possibilité d’une surveillance totale de la population qui n’existait pas avant. Avant, il fallait un humain pour surveiller un autre être humain. Maintenant on peut suivre une personne partout, presque toutes les applications que l’on utilise sont basées sur la géolocalisation.  Toutes nos communications peuvent être captées. Et tout ça pour un coût très faible :  le système Prism que Snowden nous avait révélé coutait 20 millions de dollars, ce n’est rien du tout comparé à ce qu’il faudrait en moyen humain pour autant de surveillance.

La « société d’exposition » dont vous parlez dans votre livre, comment la définir, comment en est-on arrivé là ?

La société d’exposition est notre nouvelle condition politique, sociale et intime. Avant, la société de surveillance était déjà présente, mais ce qui est nouveau c’est qu’elle s’appuie aujourd’hui sur notre propre désir d’exposition, d’exhibition et d’affichage. C’est par nos likes, par nos selfies que l’on est surveillés. Notre volonté d’exposition a toujours été présente mais la technologie la rend possible encore davantage. Les nouvelles technologies ont reconfiguré notre propre subjectivité, il y a une relation imbriquée entre des désirs qui existent depuis longtemps et des nouvelles formes de technologie qui les utilisent.

Suite Voir le lien

Charlie_Hebdo_Stop_Covid

 

Posté par Vincent Decombis à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]